02/09/2011

J-51: Eva Joly, fantastique porte-drapeau des valeurs écologistes

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Il n’y a pas qu’en Suisse où les marmites électorales frétillent. En France aussi, les Verts ont désormais amorcé leur grand marathon de campagne. Alors qu’elle ne fait pas partie du sérail depuis très longtemps, Eva Joly a réussi le tour de force de devancer le très médiatique Nicolas Hulot à l’occasion de la primaire d’Europe Ecologie Les Verts. Certainement parce qu’elle incarne mieux que quiconque les valeurs écologistes…

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme du week-end :

Le programme du week-end : samedi matin, passage an stand des Verts de Nyon et au stand des Verts de Morges – dimanche après-midi consacré à l’attente des résultats des votations cantonales, en particulier « Vivre et voter ici »

La journée de hier en bref : journée sans séance politique…

  • Nombre de courriels concernant la politique : 70
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 4
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 2

Eva Joly, fantastique porte-drapeau des valeurs écologistes

Eva Joly n’est pas de cette catégorie de politiciens – souvent des hommes – qui cherchent à écraser les adversaires lors des débats télévisés. Elle n’est pas non plus de ceux qui crèvent l’écran à chaque apparition médiatique. Son verbe posé, lent et réfléchi fait d’elle une personnalité à part dans la ménagerie politique française. Face aux éléphants, vipères et autres renards, son personnage tranche, ne laisse pas indifférent.

Lors de la précédente campagne présidentielle de 2008, Eva Joly n’était pas encore membre des Verts. Elle s’était même rapprochée du mouvement démocrate de François Bayrou, dont elle s’est finalement distancée. Elue au parlement européen en 2009 sur la fameuse liste Europe Ecologie menée par Daniel Cohen-Bendit, personne ne pouvait lui prédire à l’époque une ascension aussi fulgurante dans la famille écologiste française. Pourtant, elle a su, dès le début, séduire dans son camp et au-delà.

Connue pour ses combats contre la corruption en tant que magistrate, Eva Joly est la plus parfaite incarnation des valeurs écologistes. Elle fait vibrer les militants parce qu’elle symbolise les valeurs qu’ils défendent au quotidien : éthique, indépendance, responsabilité, fiabilité, modestie, détermination, abnégation. Elle saura mieux qui quiconque donner un visage au projet écologiste, dans un contexte politique marqué par une profonde « désolation post-sarkozienne ».

Avec Cécile Duflot, la secrétaire nationale d’Europe Ecologie les Verts, les écologistes français ont décidément deux femmes de très grande valeur à leur tête. Bon vent à eux pour cette campagne présidentielle !

31/08/2011

J-53 : Les Verts, une longueur d’avance !

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Après plusieurs articles portant sur le quotidien de la campagne électorale, voici un billet de fond consacré au programme des Verts pour les élections fédérales. Car, en définitive, ce qui compte avant tout, ce sont les idées défendues par les différents partis. Cette année, c’est avec le slogan « Les Verts, une longueur d’avance ! » que les Verts vaudois font campagne… Mais d’abord, comme de coutume, le récit de la veille et le programme de la journée.

Le programme de la journée : journée habituelle au bureau – séance du comité des Verts de Morges le soir

La journée de hier en bref : distribution de tracts « Vivre et voter ici » à la gare de Lausanne dès 6h30 – séance de groupe parlementaire entre 8h30 et 9h30 – Grand Conseil toute la matinée, débats au sujet de la réforme policière – intéressante séance à midi au sujet des recours judiciaires déposés par les Verts au Tribunal fédéral – session parlementaire l’après-midi ; débats largement consacrés à la politique pénitentiaire – séance du bureau des Verts VD à 17h15

  • Nombre de courriels concernant la politique : 65
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 5
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 12

Les Verts, une longueur d’avance !

La 14 mai dernier, les Verts vaudois ont adopté en assemblée générale leur programme électoral pour les élections nationales d’automne. Ce programme se fonde sur trois axes prioritaires : « une gestion responsable des ressources naturelles », « la qualité de vie » et « une Suisse ouverte ». L’idée était de dépasser les trois critères traditionnels de la durabilité (écologie, social, économie) pour proposer une nouvelle grille de lecture.

Dans le premier de ces trois axes, on retrouve les thèmes classiques chers aux écologistes : abandon du nucléaire, développement des énergies renouvelables, protection du climat, préservation du paysage et de la biodiversité, etc. Ces thèmes se déclinent en toute une série de propositions concrètes allant d’un renforcement des normes d’efficience énergétique à la création de nouveaux parcs naturels régionaux en passant par une interdiction d’importation des denrées alimentaires produites dans des conditions sociales et écologiques inadmissibles.

Le projet écologiste est un projet fondamentalement humaniste. Il ne peut y avoir d’écologie dépourvue de vision sociétale (voir à ce sujet l’article « Pas d’écologie sans équité sociale »). Le combat écologiste se doit dès lors d’accorder une importance toute particulière à la cohésion sociale. C’est l’objectif que poursuit le deuxième axe de campagne. Celui-ci aborde, en vrac, l’aménagement du territoire, les transports, la formation, la politique de la santé, etc. Tous ces sujets ont un point commun : l’intérêt général doit primer les intérêts particuliers. Les Verts ne défendent jamais d’intérêts sectoriels ; ils prennent leurs décisions selon leur conscience, sans dépendre d’aucun lobby économique ou financier.

Le troisième axe de campagne « Suisse ouverte » me tient tout particulièrement à cœur. Il aborde le thème de la place de la Suisse dans le monde. Dans un contexte de politique migratoire particulièrement tendu, il nous appartient de montrer un autre visage de la Suisse que celui des affiches aux moutons noirs. Nous voulons vivre dans une société qui rassemble et non qui divise. Nous voulons une Suisse fière de ses idéaux humanitaires et pacifistes ; nous refusons catégoriquement de chercher des boucs émissaires prétendument responsables de tous les maux dont souffre le pays.

Enfin, un petit commentaire au sujet du slogan de campagne « Les Verts, une longueur d’avance ». Depuis l’apparition des écologistes sur la scène politique, nous avons fait de la vision à long terme l’un de nos principaux chevaux de bataille. C’est probablement l’un des plus grands drames actuels de l’humanité : une incapacité crasse à dépasser les intérêts du court terme. Après une catastrophe écologique, tous les gouvernant jurent leurs grands dieux que cela « n’arrivera plus jamais ». Pourtant, une fois le soufflé retombé, on commet à nouveau les mêmes erreurs. Qui donc pense encore à la marée noire du Golfe du Mexique d’avril 2010 ? Au printemps de cette année, Shell annonçait de nouveaux forages offshore au beau milieu de la grande barrière de corail…

Lorsque, en l’absence de tout accident, les écologistes mettent en garde contre les risques d’une technologie, on les qualifie d’alarmistes. Lorsqu’ils réagissent suite à un accident, on les taxe d’opportunistes. Je dirais pour ma part simplement que les Verts sont réalistes et responsables. Car nous ne voulons pas que les générations futures payent le prix de nos bêtises.

30/08/2011

J-54: Une bonne surprise dans la presse

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Je n’avais pas eu le temps de lire la presse hier matin. En distribuant des tracts l’après-midi à Lausanne, un collègue du comité d’initiative « Vivre et voter ici » m’a félicité pour un article paru dans le journal 24 heures du jour. « Ah oui, de quoi s’agit-il » ai-je répondu un peu emprunté ? Il s’agissait d’un article faisant le point sur les chances des nouveaux candidats au Conseil national. Avant d'en dire davantage, le point sur le programme du jour et la journée de hier en bref.

Le programme de la journée : distribution de tracts « Vivre et voter ici » à la gare de Lausanne dès 6h30 – séance de groupe parlementaire entre 8h30 et 9h30 – session parlementaire au Palais de Rumine toute la matinée – repas-séance avec deux avocats pour parler de nos recours « déchets » et « Lavaux » entre midi et 14h – session parlementaire l’après-midi – séance du bureau des Verts VD à 17h15 – dès 18h, distribution de tournesols avec les Verts à la gare de Lausanne

La journée de hier en bref : commission parlementaire l’après-midi – de 17h à 18h, « flash-mob » pour « Vivre et voter ici » et distribution de tracts

  • Nombre de courriels concernant la politique : 85
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 4
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 6

Une bonne surprise dans la presse

Le quotidien vaudois 24 heures a publié dans son édition de hier un article au sujet des élections fédérales prochaines, et plus précisément au sujet des nouvelles candidates et nouveaux candidats ayant une chance de décrocher un siège. Et il se trouve que j’y figure. J’ignorais tout de cet article – les journalistes de 24 heures n’ont pas contacté les personnes concernées – et la surprise a donc été d’autant plus sympathique lorsqu’on m’en a parlé hier après-midi.

Cet article m’inspire cependant une petite réflexion. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu la chance de bénéficier d’échos positifs dans la presse. Certes, il y a eu quelques rares et inoffensifs coups de griffe. L’article de hier affirme par exemple que « j’agace parfois dans mon propre parti qui n’aime pas les têtes qui dépassent ». Remarque intrigante qui me laisse un peu perplexe : elle ne correspond ni à la perception que j’ai des Verts vus de l’intérieur, ni aux retours que j’ai de mes collègues quant à mon travail effectué pour le parti. Mais passons. Pour le reste, les articles à mon propos ont plutôt été élogieux (voir la page portrait). Ces articles m’ont fréquemment valu des réactions sympathiques et enthousiastes de la part de mes proches.

Mais le vent peut tourner. Un élu encensé hier par les médias peut, demain, devenir une cible de prédilection. On ne sait pas toujours à quoi cela tient. Erreur politique ? Gaffe dans la presse ? Lassitude ? Changement de perception de la presse ? Pour l’instant, je « mange mon pain blanc ». Il se peut que le temps du « pain noir » arrive un jour. Mes proches sauront-ils alors faire la part des choses ? Lorsque l’on découvre dans la presse que telle personne est sortie en dernière position du récent « ranking » des parlementaires, arrive-t-on à ne pas céder à la tentation de se dire : « il doit bien y avoir du vrai là-dedans » ? J’émets ainsi un souhait : que mes proches et collègues des Verts prennent les compliments d’aujourd’hui avec autant de pincettes que les éventuelles critiques de demain. La politique, c’est un peu comme la haute montagne. Même lorsqu’il fait beau temps, il faut toujours anticiper l’arrivée d’un orage.

Ah oui, une dernière chose : merci d’oublier aussi vite que possible l’affreuse photo dans ce fameux article...