19/10/2011

J-4 : La campagne en quelques chiffres…

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Nous y sommes presque! Même s’il reste encore le second tour du Conseil des Etats (13 novembre), nous serons en grande partie fixés dans quatre jours. J’ai hâte d’être dimanche. Petit retour sur quatre mois de campagne acharnés avec quelques chiffres… En attendant, n'oubliez pas d'aller voter si ce n'est pas déjà fait!

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du jour: distribution de tournesols au Flon entre 17h00 et 18h30

Le récit de la veille : pas d’action de campagne

  • Nombre de courriels concernant la politique : 40
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 2
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 1

La campagne en quelques chiffres…

Quelques chiffres pour illustrer le travail accompli depuis le début de la campagne en juillet...

Du côté de l’équipe complète des Verts VD :

  • Environ une douzaine de séances du comité de campagne
  • Une trentaine d’actions de campagne sur tout le canton
  • Un stand tous les samedis depuis début septembre dans presque toutes les grandes villes
  • Quelque 9000 tournesols distribués
  • Un coordinateur de campagne, Alberto Mocchi, travaillant à 150% et tout juste défrayé pour son travail
  • Un budget de campagne pour les Verts VD de l’ordre de CHF 180'000 (pour l’UDC au niveau suisse, on parle de 15 à 20 millions, cherchez l’erreur…)

… et beaucoup de moments fort sympathiques et conviviaux !

Et en ce qui me concerne :

  • Une quinzaine de levers à 5h30 pour aller distribuer des croissants ou des tracts aux pendulaires
  • Quatre débats, dont un à la TSR
  • Environ 300 tournesols distribués et 150 croissants
  • Une quarantaine de billets sur mon « blog-notes » de campagne
  • 5158 pages visitées sur mon « blog-notes » de campagne depuis son lancement le 24 août
  • Une grosse crève et beaucoup d’heures de sommeil en retard
  • Environ 1500 courriels consacrés à la campagne
  • Environ 120 téléphones consacrés à la campagne

… et le sentiment d’avoir participé à une aventure passionnante quel que soit le résultat dimanche !

18/10/2011

J-5 : Chaque voix compte !

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

On entend souvent dire que voter est inutile car « une voix ne changera de toute façon rien ». C’est avec ce type de réflexes que l’on se retrouve avec des taux de participation misérables. Et surtout, surtout, une voix, une seule, peut parfois faire toute la différence !

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du jour: pas d’action de campagne aujourd’hui

Le récit de la veille : pas d’action de campagne

  • Nombre de courriels concernant la politique : 60
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 2
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 1

Chaque voix compte !

Il existe plusieurs catégories d’abstentionnistes.

Il y a tout d’abord ceux qui jettent leur enveloppe de vote à peine arrivée dans la boîte aux lettres, par pur désintérêt par la politique. « De toute façon, je n’y comprends rien et je n’ai pas envie de m’y intéresser » serait la réplique type. A ces personnes, j’ai envie de dire qu’ils ne réalisent pas à quel point les événements de la vie de tous les jours sont directement influencés par les décisions politiques : la qualité des transports publics, la lutte contre les nuisances sonores en ville, l’ouverture de places de crèche, le montant des primes d’assurance maladie, la protection des paysages, etc. Nul besoin de passer des heures à étudier les programmes politiques des différents partis pour voter. Nul besoin non plus d’être un grand connaisseur de nos institutions. Voter, c’est exprimer une préférence pour certaines idées. Il faut se lancer sans avoir peur de voter « faux ». Ne pas voter, c’est laisser les autres décider à sa place…

Il y a ceux qui font le choix délibéré de ne pas se rendre aux urnes. Leur credo serait : « de toute façon, cela ne changera rien ; je n’ai plus confiance envers nos autorités politiques ». A ces personnes, j’ai envie de dire que je les comprends. La politique ne donne pas toujours une image très noble et très joyeuse. On y trouve une concentration impressionnante de personnes à egos surdimensionnés, antipathiques et arrogantes. Actuellement, la moyenne d’âge des parlementaires fédéraux est de 55 ans ; et il y a une écrasante majorité d’hommes. Ne devrait-on pas essayer autre chose ? Une autre manière de faire de la politique ? Moins centrée sur ses propres intérêts personnels et la défense de son pré carré ? Pour que cela change, il faut aller voter !

Et puis il y a la grande masse de ceux qui parfois se rendent aux urnes, parfois les boudent. A toute cette majorité silencieuse, j’ai envie de dire que l’on a besoin d’eux ! Car chaque voix compte. Bien souvent, le gain ou la perte d’un siège au Parlement lors des élections se joue à quelques dizaines de bulletins de vote. Si une famille entière se rend aux urnes et incite ses voisins à en faire de même, cela peut tout faire basculer. Ensuite, un siège au Parlement peut faire toute la différence lors de votes importants. Il s’en est par exemple fallu d’une seule petite voix lors de l’élection d’Ueli Maurer au Conseil fédéral. Au Conseil des Etats, où il n’y a que 46 élus, de nombreuses décisions se prennent avec la plus petite marge que l’on puisse imaginer : une seule voix d’avance…

Nous sommes dans le dernier sprint avant les élections de dimanche prochain. Merci de prendre le temps de voter et de faire voter votre famille, vos amis, vos proches… Après, ce sera trop tard.

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Voici ci-dessous le mail que les Verts tentons de faire circuler le plus largement possible ces prochains jours. Vous pouvez nous aider en le transmettant également à vos contacts!

Il ne suffit pas de penser vert, il faut aussi voter Verts !

Remplir son bulletin de vote prend 5 minutes !

  • 5 minutes pour une Suisse sans centrales nucléaires !
  • 5 minutes pour le développement des énergies renouvelables !
  • 5 minutes pour la protection du climat et la prévention des catastrophes naturelles !
  • 5 minutes pour faire barrage à la haine et à la xénophobie !
  • 5 minutes pour des aliments sains, produits de manière naturelle !
  • 5 minutes  pour empêcher le bétonnage de la Suisse !
  • 5 minutes pour que l’économie et les banques soient à nouveau au service des gens, et non le contraire !
  • 5 minutes pour que l’écologie ait enfin sa voix au Conseil fédéral !

Plus que 5 jours pour voter !

Merci de diffuser ce message pour que TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI PENSENT VERT VOTENT VERTS... ET VOTENT POUR TROUVER UN MEILLEUR EQUILIBRE ENTRE ECONOMIE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENT !

14/10/2011

J-9 : Priorité « utopiste » no 4 : Une refonte totale du secteur financier

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Le modèle économique post-moderne a poussé la logique du court terme jusqu’à l’extrême, jusqu’à l’absurde même. La bourse ne sert plus à faciliter les transferts de fonds vers les entrepreneurs en manque de moyens financiers : c’est devenu un immense casino où chaque trader a pour unique tâche de parier sur la chute ou la flambée de telle valeur boursière. Il faut un changement profond de paradigme…

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du week-end: marché demain samedi matin à Morges – puis foire aux Sonnailles à Romainmôtier

Le récit de la veille : journée calme

  • Nombre de courriels concernant la politique 35
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 1
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 2

Une refonte totale du secteur financier

Avec la crise des subprimes de 2008 et avec celle du franc fort, on peut mesurer à quel point notre système financier est totalement déconnecté de l’économie réelle. La spéculation sur les matières premières et sur les devises ne résulte pas d’une demande au sein de l’économie ; c’est le sous-produit d’un système qui favorise les « paris » à court terme, dans le but avoué de chercher des rendements maximaux. On a parfois réellement le sentiment que la finance mondiale joue à la roulette russe ; les petits épargnants, les PME, les consommateurs sont les dindons de la farce. On est à l’opposé d’un système favorisant la responsabilité. Ceux qui sont à l’origine des crises n’en assument pas les conséquences.

La dérégulation totale du système profite à quelques acteurs qui s’en mettent plein les poches, mais qui menacent l’ensemble de l’économie. L’Etat a perdu (presque) tout contrôle sur les transactions boursières au niveau international. De véritables règles du jeu sont (presque) inexistantes. Les produits financiers échangés sur le marché boursier sont si opaques et si complexes qu’il est souvent impossible d’en connaître la provenance et les chances réelles de recouvrement. Lorsque la coupe est pleine, il suffit d’une goutte d’eau pour la faire déborder. Et alors, l’Etat est appelé à la rescousse pour colmater les brèches. Le contribuable passe à la caisse pour sauver les banques « too big to fail ».

Nous nous contentons actuellement de lutter contre les symptômes. C’est un emplâtre sur une jambe de bois. Il faut s’en prendre aux racines du problème, proposer de nouvelles règles du jeu pour la finance.

Le premier chantier de réflexion est celui des investissements. Il faut désormais favoriser les investissements durables, les investissements qui s’inscrivent dans le long terme. Actuellement, il est malheureusement plus rentable de parier sur des titres très risqués, mais dont le potentiel paraît très élevé à court terme. Peu importe s’il faut revendre le titre en question après quelques heures ou jours, dès lors qu’il rapporte une confortable plus-value ; peu importe surtout si la valeur boursière du titre ne correspond pas à sa valeur réelle : la patate chaude est refilée au suivant, puis au suivant, jusqu’à ce que l’on découvre qu’il est totalement surévalué. La bulle explose alors, au détriment des petits épargnants, des caisses de pension, etc.

A l’image des transactions immobilières, il conviendrait d’imaginer des pénalités pour le titres échangés très rapidement après leur achat. Il faudrait par ailleurs améliorer considérablement la transparence et la lisibilité des titres ; les produits dérivés et autres hedge funds doivent être soumis à des règles beaucoup plus strictes. En outre, pour que les investisseurs sachent à quoi ils ont affaire, il faut développer un système standardisé d’indicateurs de durabilité pour les entreprises cotées en bourse. On pourrait ainsi attribuer une « note » de durabilité à chaque titre…

Un deuxième chantier de réflexion est celui de la fiscalité. En comparaison avec d’autres échanges économiques, les transactions boursières sont très peu taxées, voire pas du tout. En Suisse par exemple, les gains en capitaux obtenus grâce à des transactions boursières sont exonérés de tout impôt. Ainsi, le petit épargnant doit payer des impôts sur les intérêts de sa fortune déposée sur un compte bancaire ; à l’inverse, on ne doit pas payer un centime d’impôt sur les gains obtenus grâce à la revente de titres. C’est profondément injuste.

Au niveau international, il faut impérativement remettre à l’ordre du jour l’idée de taxe Tobin. Cette taxe sur les transactions financières pourrait être aménagée de façon à réorienter les investisseurs vers des produits durables. L’Union européenne a d’ailleurs ouvert une réflexion à ce sujet, ce que l’on ne peut que saluer !

Enfin, il faut revoir entièrement les mécanismes de surveillance des marchés financiers. La finance étant désormais totalement globalisée, il faut se doter d’instruments de surveillance en conséquence. Au vu des intérêts économiques énormes qui sont en jeu, on peut craindre que les Etats n’aient pas le courage de se lancer dans une telle aventure. Pour l’heure, l’OMC, le FMI et la Banque mondiale n’ont malheureusement pas fait montre de beaucoup de courage. A quand une gouvernance mondiale réellement intelligente, au service de l’intérêt général et des générations futures ?

Au sein des Verts suisses, nous sommes actuellement en train d’élaborer un papier de position sur la finance. Le débat se poursuivra donc à l’évidence ces prochains mois. Affaire à suivre !