01/09/2011

J-52: Abandon du nucléaire : tout reste encore à faire !

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Hier, on apprenait dans la presse qu’une commission du Conseil des Etats a donné un coup de frein à l’abandon du nucléaire en Suisse, en laissant une porte ouverte aux centrales nucléaires de « nouvelle génération ». Cette décision nous rappelle une réalité souvent oubliée, voire même délibérément passée sous silence par certains : aucune décision définitive de sortie du nucléaire n’a été prise à ce jour en Suisse. Tout reste encore à faire, et les élections d’octobre prochain seront décisives…

Mais d'abord, comme d'habitude, le programme de la journée et le récit de la veille:

Le programme de la journée : aucune séance politique aujourd’hui !

La journée de hier en bref : hormis le boulot habituel, séance très sympathique et productive du comité des Verts du district de Morges le soir

  • Nombre de courriels concernant la politique : 45
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 2
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 5

Abandon du nucléaire : tout reste encore à faire !

Dans l’esprit de beaucoup d'observateurs de la vie politique, la Suisse a d’ores et déjà pris la décision définitive d’abandonner progressivement l’énergie nucléaire. On se souvient de cette fameuse annonce « historique » du Conseil fédéral de renoncer à l’énergie nucléaire à échéance 2035 environ. Quelques semaines plus tard, le Conseil national en a fait de même en adoptant diverses motions demandant la sortie du nucléaire.

Pourtant, nous n’en sommes qu’aux « déclarations d'intention ». Une sortie du nucléaire implique une révision de nombreuses dispositions légales. Et surtout, surtout, il s’agit de poser les conditions-cadre permettant d’assurer la transition vers les énergies renouvelables. Une telle « révolution énergétique » ne se décrète pas; elle se prépare et se construit minutieusement sur plusieurs années. Les milieux politiques pro-nucléaires ont une stratégie parfaitement cohérente et réfléchie. Elle consiste à « laisser passer l’orage Fukushima », à saper toute forme de soutien aux énergies renouvelables durant cette période, et à affirmer dans une dizaine d’années que l’énergie nucléaire « reste indispensable pour la sécurité d’approvisionnement en Suisse ». En brandissant bien entendu à tout-va la menace d’une pénurie d’électricité.

En définitive, deux facteurs joueront un rôle décisif dans l’évolution du dossier nucléaire en Suisse. D’une part, les résultats des élections fédérales d’octobre seront déterminants. Si les forces favorables à une transition vers les énergies renouvelables ne sortent pas renforcées au Parlement, l’abandon du nucléaire aura du plomb dans l’aile. On peut craindre aussi que la position « anti-nucléaire » du Conseil fédéral ne découle que d’une « majorité de circonstance » liée aux événements japonais et au contexte préélectoral. Une simple rocade au Gouvernement pourrait faire pencher la balance en faveur de l’atome.

D’autre part, la pression populaire doit absolument être maintenue pendant toute cette phase. Si « l’épée de Damoclès » d’une votation populaire ne menace pas les autorités politiques bernoises, on peut prédire qu’une majorité aux Chambres saura rapidement se distancer des promesses faites avec les élections. C’est pourquoi il reste indispensable de signer et faire signer l’initiative populaire lancée par les Verts pour sortir du nucléaire.

24/08/2011

J-60: Être ou ne pas être online?

Dans 60 jours exactement, ce sera le dimanche tant attendu et redouté, celui des élections fédérales 2011. Pour lancer ce blog de campagne, je vous propose une petite réflexion au sujet de la présence des élus et candidats sur la toile. Mais voici d’abord le programme de la journée ainsi que le récit de la veille, comme je le ferai tous les jours jusqu’au 23 octobre.

Le programme de la journée : travail habituel au bureau à Fribourg, séance du comité de campagne des Verts VD à 18h, marche pour les droits politiques des étrangers à 18h15 à Lausanne (eh oui, comme je n’ai pas le don d’ubiquité, je vais devoir choisir entre les deux..)

La journée de hier en bref

Distribution de tracts pour « Vivre et voter ici » à la gare de Lausanne dès 6h30 – groupe parlementaire toute la matinée – séance du bureau des Verts VD entre midi et 13h30 heures – 13h30: interview pour le journal La Côte au sujet de « Vivre et voter ici » – session parlementaire l’après-midi – 20h00 débat à La Télé VD-FR au sujet de « Vivre et voter ici »
Nombre de courriels concernant la politique : 75
Nombre de téléphones concernant la politique : 8
Nombre d’heures consacrées à la politique : 15

Le billet du jour

Il paraît que tous les politiciens modernes doivent avoir leur propre site internet. Il en va de leur visibilité – indispensable à leur réélection – voire même de leur crédibilité, dit-on. Un politicien qui ne s’affiche pas sur la toile n’est pas un politicien sérieux. Il est ainsi vivement recommandé de créer son propre site internet, avec quelques photos de famille, une ou deux photos de ses randonnées en montage, et surtout, surtout, une petit vidéo où l’on récite béatement le programme de son parti politique.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours résisté à cette tentation virtuelle. Je ne m’en suis pas porté plus mal pour autant. Je n’ai pas eu l’impression de manquer d’occasions de m’exprimer et de transmettre des idées. Il faut dire que la plupart des députés vaudois ne sont pas de la génération facebook – c’est le moins que l’on puisse dire – et de nombreux journalistes continuent à assister aux débats du Grand Conseil selon la bonne vieille tradition, avec papier et crayon.

Il faut voir aussi que tenir à jour un site est un travail considérable, titanesque même. Je préfère largement consacrer plus de temps à l’étude des dossiers ou à l’élaboration d’interventions parlementaires. Les journées n’ayant que 24 heures, il faut bien se résoudre à faire des choix. Et il faut bien gagner sa vie en dehors de la politique, car ce n’est pas très lucratif au niveau cantonal.

Les élections fédérales d’octobre de cette année approchant, je me suis reposé la question. J’ai longuement hésité et j’ai finalement pris la décision de tenter le coup. Non pas parce que j’ai été subitement convaincu des bienfaits miraculeux d’une présence sur la toile. Le Conseil aux Etats vaudois écologiste Luc Recordon n’a ni téléphone portable ni profil facebook ; je crois savoir qu’il ne s’en tire pas trop mal…

Si j’ai décidé de tenter l’aventure, c’est parce que j’ai envie de relever un défi : raconter la campagne telle que je la vis au quotidien sous la forme d’une « journal », et ce jusqu’au 23 octobre prochain. Je suis stupéfait de voir à quel point préjugés et clichés sont nombreux au sujet des « politiques ». Mes amis et connaissances s’imaginent bien souvent que les partis politiques peuvent s’appuyer sur une infrastructure professionnelle, un secrétariat doté de plusieurs employés à plein temps, etc. Hormis peut-être dans certains grands partis financés par des obscurs fonds en provenance de mécènes zurichois, cette image est très, très loin de la réalité…

Je vais donc déposer régulièrement un message sur ce « blog-notes de campagne », chaque jour en principe. Je ferai des petits récits des différentes actions de campagne organisées par les Verts. Il y aura des anecdotes, des coupures de presse, des réflexions « sur le vif », des photos, etc. Bonne lecture !