18/10/2011

J-5 : Chaque voix compte !

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

On entend souvent dire que voter est inutile car « une voix ne changera de toute façon rien ». C’est avec ce type de réflexes que l’on se retrouve avec des taux de participation misérables. Et surtout, surtout, une voix, une seule, peut parfois faire toute la différence !

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du jour: pas d’action de campagne aujourd’hui

Le récit de la veille : pas d’action de campagne

  • Nombre de courriels concernant la politique : 60
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 2
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 1

Chaque voix compte !

Il existe plusieurs catégories d’abstentionnistes.

Il y a tout d’abord ceux qui jettent leur enveloppe de vote à peine arrivée dans la boîte aux lettres, par pur désintérêt par la politique. « De toute façon, je n’y comprends rien et je n’ai pas envie de m’y intéresser » serait la réplique type. A ces personnes, j’ai envie de dire qu’ils ne réalisent pas à quel point les événements de la vie de tous les jours sont directement influencés par les décisions politiques : la qualité des transports publics, la lutte contre les nuisances sonores en ville, l’ouverture de places de crèche, le montant des primes d’assurance maladie, la protection des paysages, etc. Nul besoin de passer des heures à étudier les programmes politiques des différents partis pour voter. Nul besoin non plus d’être un grand connaisseur de nos institutions. Voter, c’est exprimer une préférence pour certaines idées. Il faut se lancer sans avoir peur de voter « faux ». Ne pas voter, c’est laisser les autres décider à sa place…

Il y a ceux qui font le choix délibéré de ne pas se rendre aux urnes. Leur credo serait : « de toute façon, cela ne changera rien ; je n’ai plus confiance envers nos autorités politiques ». A ces personnes, j’ai envie de dire que je les comprends. La politique ne donne pas toujours une image très noble et très joyeuse. On y trouve une concentration impressionnante de personnes à egos surdimensionnés, antipathiques et arrogantes. Actuellement, la moyenne d’âge des parlementaires fédéraux est de 55 ans ; et il y a une écrasante majorité d’hommes. Ne devrait-on pas essayer autre chose ? Une autre manière de faire de la politique ? Moins centrée sur ses propres intérêts personnels et la défense de son pré carré ? Pour que cela change, il faut aller voter !

Et puis il y a la grande masse de ceux qui parfois se rendent aux urnes, parfois les boudent. A toute cette majorité silencieuse, j’ai envie de dire que l’on a besoin d’eux ! Car chaque voix compte. Bien souvent, le gain ou la perte d’un siège au Parlement lors des élections se joue à quelques dizaines de bulletins de vote. Si une famille entière se rend aux urnes et incite ses voisins à en faire de même, cela peut tout faire basculer. Ensuite, un siège au Parlement peut faire toute la différence lors de votes importants. Il s’en est par exemple fallu d’une seule petite voix lors de l’élection d’Ueli Maurer au Conseil fédéral. Au Conseil des Etats, où il n’y a que 46 élus, de nombreuses décisions se prennent avec la plus petite marge que l’on puisse imaginer : une seule voix d’avance…

Nous sommes dans le dernier sprint avant les élections de dimanche prochain. Merci de prendre le temps de voter et de faire voter votre famille, vos amis, vos proches… Après, ce sera trop tard.

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Voici ci-dessous le mail que les Verts tentons de faire circuler le plus largement possible ces prochains jours. Vous pouvez nous aider en le transmettant également à vos contacts!

Il ne suffit pas de penser vert, il faut aussi voter Verts !

Remplir son bulletin de vote prend 5 minutes !

  • 5 minutes pour une Suisse sans centrales nucléaires !
  • 5 minutes pour le développement des énergies renouvelables !
  • 5 minutes pour la protection du climat et la prévention des catastrophes naturelles !
  • 5 minutes pour faire barrage à la haine et à la xénophobie !
  • 5 minutes pour des aliments sains, produits de manière naturelle !
  • 5 minutes  pour empêcher le bétonnage de la Suisse !
  • 5 minutes pour que l’économie et les banques soient à nouveau au service des gens, et non le contraire !
  • 5 minutes pour que l’écologie ait enfin sa voix au Conseil fédéral !

Plus que 5 jours pour voter !

Merci de diffuser ce message pour que TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI PENSENT VERT VOTENT VERTS... ET VOTENT POUR TROUVER UN MEILLEUR EQUILIBRE ENTRE ECONOMIE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENT !

12/10/2011

J-11 : Voter « pour les nuls »

L’heure de remplir son bulletin de vote a maintenant sonné. Je suis fréquemment abordé par des personnes qui saisissent mal les finesses de notre système électoral. Et c’est bien compréhensible au vu de sa complexité ! Voici pour aujourd’hui quelques explications pratiques à l’intention de celles et ceux pour qui les termes « cumuler », « panacher », « proportionnelle », « apparentement », etc. restent mystérieux.

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du jour :6h30-7h30 distribution de tracts à la gare de Morges - ce soir grand débat à la TSR à voir dès 20h10 en direct

Le récit de la veille : 7h-8h distribution de croissants à la gare à Nyon – session parlementaire toute la matinée – séance du bureau des Verts VD entre midi et 14h – session parlementaire l’après-midi – distribution de tournesols à la gare de Lausanne entre 17h00 et 18h30 – j’ai finalement dû renoncer à aller à la réception du nouveau président du Grand Conseil Jean-Robert Yerson

  • Nombre de courriels concernant la politique : 60
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 3
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 12

Voter « pour les nuls »

1) SOUTENIR AU MIEUX LES VERTS

Si vous souhaitez soutenir les Verts, il est très important d’utiliser le bulletin électoral intitulé « Les Verts – mouvement écologiste » tant pour le Conseil des Etats que pour le Conseil national, et ceci même si vous désirez ajouter quelques candidats d’autres partis sur ce bulletin. Avec le système d’élection à la proportionnelle (Conseil national), un bulletin vert déposé dans l’urne donne 18 voix aux Verts ; un nom vert ajouté sur une liste d’un autre parti ne donne qu’une seule voix aux Verts! Pour le Conseil des Etats, le nombre de bulletins verts déposés dans l'urne est important pour déterminer notre force électorale en vue d’un probable deuxième tour…

2) ELECTIONS AU CONSEIL NATIONAL

C'est un scrutin dit "proportionnel". C'est la force électorale des partis qui détermine le nombre de sièges auxquels ils ont droit. Pour savoir ensuite quels candidats obtiennent ces sièges, on regarde le "classement" de ces candidats à l'intérieur de la liste du parti. Le meilleur moyen de soutenir les Verts est de voter la liste no 18 « Les Verts – mouvement écologiste vaudois ».

  • Il est permis de biffer un candidat
  • Il est permis de doubler vos candidats préférés ("cumuler"), à la condition qu’au total il n’y ait pas plus de 18 noms sur la liste, ce qui implique donc de biffer d’autres candidats pour compenser. Attention, on ne peut donner que deux voix au maximum à chaque candidat.
  • Il est permis d'ajouter un candidat d'une autre liste ("panacher"). Mais toute voix qui va ailleurs vient en déduction des 18 voix par bulletin attribuées aux Verts. Exemple: si vous votez le bulletin vert et ajoutez 5 candidats radicaux, les Verts n'obtiennent plus que 13 voix et les radicaux en obtiennent 5; donc à éviter autant que possible ;)

3) ELECTION AU CONSEIL DES ETATS

C'est un scrutin dit "majoritaire". C'est le nombre de voix obtenu par chaque candidat individuellement qui est déterminant. Le meilleur moyen de soutenir les Verts est de voter la liste « Les Verts – mouvement écologiste vaudois » sans changement.

  • Il n'est pas permis de doubler un candidat ("cumul interdit")
  • Il est permis de biffer un candidat
  • Si l’on biffe un candidat, il est alors permis d'ajouter un candidat d'une autre liste (mais toute voix qui va à un candidat qui n'est pas sur la liste verte renforce évidemment « l'adversaire » et diminue donc indirectement les chances de Luc Recordon)

4) APPARENTEMENT

L'apparentement est un mécanisme assez complexe qui peut jouer un rôle pour l’attribution du « dernier » siège. Admettons que chaque tranche de 5000 voix reçues par un parti donne droit à un siège et qu'il y a 11 sièges en jeu (calcul fictif). C'est un exemple au hasard, le nombre de voix nécessaire pour obtenir un siège est bien évidemment différent pour chaque élection en fonction de la taille du Conseil, de la population, etc.

Prenons les chiffres suivants (résultats fictifs d'une élection):

  • Verts 13'000 voix
  • PS 22'500 voix
  • Radicaux: 11'000 voix
  • Libéraux: 14'000 voix

Sans apparentement:

  • Sièges par tranche de 5000 voix: Verts 2, PS 4, PRD 2, Lib 2.
  • Le dernier siège est attribué à celui qui a le plus grand reste: les libéraux obtiendront le dernier siège (leur reste est de 4000, car quand on enlève leurs deux sièges à 5000, il reste 4000)

Avec apparentements Verts-PS, d’une part, et PRD-LIB, d’autre part:

  • Sièges par tranche de 5000 voix: Verts 2, PS 4, PRD 2, Lib 2.
  • Pour le dernier siège: on additionne les restes des partis apparentés (reste Verts-PS=3000+2500=5500; reste PRD-LIB=1000+4000=5000). Le groupe qui a le plus grand reste obtient le siège -> ici siège va au groupe PS-Verts
  • Pour savoir quel parti au sein du groupe apparenté reçoit le siège, on regarde lequel des partis du groupe apparenté a le plus grand reste: ici, le siège revient aux Verts.

Il est utile de s’apparenter avec les partis alliés pour ne pas perdre « bêtement » un siège lorsqu’on totalise ensemble le « plus gros reste ».

Mais ce qu'il faut surtout retenir: n'oubliez pas d'aller voter, et si possible la liste verte!

06/10/2011

J-17 : Débat devant 300 gymnasiens

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

Hier après-midi, j’ai participé à un débat au Gymnase du Burier devant un auditoire très sympathique et remuant de quelque 300 gymnasiens. Un public assez inhabituel en comparaison avec les débats politiques classiques. Et l’occasion aussi de se reposer la question cruciale et très alarmante du fort taux d’abstentionnisme chez les jeunes...

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du jour : cet après-midi, brève distribution de tournesols avec les Verts de Lausanne à la gare de Lausanne – 18h30 séance de bilan et de clôture de l’aventure Vivre et voter ici

Le récit de la veille : 6h30-8h séance extraordinaire du bureau des Verts vaudois – après-midi, débat au gymnase du Burier – le soir, débat à Gland avec mes collègues Vinciane Frund et Adèle Thorens sur le thème « Vivre ensemble sur La Côte »

  • Nombre de courriels concernant la politique : 85
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 4
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 9

Débat devant 300 gymnasiens

C’est un public aussi particulier que sympathique : entre 200 et 300 gymnasiens venus écouter ce qu’ont à raconter quatre candidats au Conseil national, deux de droite, deux de gauche. Le thème était imposé, ou plus précisément choisi par les élèves du gymnase : la politique migratoire. Un autre débat avait eu lieu quelques jours auparavant au sujet de la politique familiale.

Premier constat : qu’il est difficile de s’adresser à un tel public ! Nous sommes habitués à réciter nos refrains de politicards en casant des mots savants tels que « politiques publiques », « programmes d’investissements », « majorité parlementaire », etc. Du charabia pour des jeunes qui n’ont pour la plupart pas encore la majorité et qui commencent à peine à s’intéresser aux débats politiques. Rien que pour cela, c’était un exercice fort appréciable : tenter de réfléchir différemment, d’aborder les problèmes sous un angle moins technocratique, avec des formules claires et rattachées à la réalité du quotidien.

Deuxième constat : les vecteurs de communication habituels des partis – affiches électorales, tracts, etc. – ont un impact presque insignifiant auprès des jeunes. La « sensibilité politique » se développe ainsi uniquement grâce à deux types de supports : le « 20 minutes » et « internet ». Les autres médias traditionnels – presse écrite, radio ou TV – n’obtiennent que des miettes de « parts de marché » auprès des jeunes.

Troisième constat : une très grande partie de ces jeunes ayant obtenu le droit de vote ne va pas voter. Ceci non seulement par manque d’intérêt (« De toute façon ça sert à rien ! »), mais également par manque d’informations au sujet du système électoral ou des objets de votation (« De toute façon c’est trop compliqué »). Je repense à ce gymnasien qui me demandait après le débat comment faire pour se renseigner au sujet des objets de votation. Il regrettait n’avoir aucun argument à opposer aux discours de ses copains n’ayant pas les mêmes opinions…

Pour nous les Verts, il y aurait beaucoup de leçons à tirer de ce genre d’expérience : cesser de miser uniquement sur nos modes habituels de communication (stands au marché, tracts électoraux, etc.), réorienter notre publicité électorale vers internet et les nouveaux médias, investir du temps et de l’énergie dans le travail de rencontre avec les jeunes, dans le cadre scolaire ou extra-scolaire, etc.

On devrait d’urgence lancer une vaste réflexion à ce sujet. Car c’est l’avenir de la démocratie qui est en jeu. Et nous devons mériter notre slogan de campagne « Les Verts, une longueur d’avance »…