20/10/2011

J-3 : Priorité « utopiste » no 5 : une loi fédérale contre la surconsommation

Voici la dernière de mes cinq priorités « utopistes » : une loi fédérale contre la surconsommation. Nous vivons dans une société de gaspillage. Dans la vie de tous les jours, nous consommons de nombreuses ressources naturelles dont nous pourrions aisément nous passer sans diminution de confort. Il faut une vision ambitieuse et volontariste de la lutte contre le gaspillage…

D’abord, le compte-rendu de la veille et le programme de la journée :

Le programme du jour: 11h conférence de presse de lancement de campagne de Béatrice Métraux pour le Conseil d’Etat vaudois

Le récit de la veille : j’ai renoncé à la distribution de tournesols pour cause de méchante crève…

  • Nombre de courriels concernant la politique : 35
  • Nombre de téléphones concernant la politique : 1
  • Nombre d’heures consacrées à la politique : 1

Priorité « utopiste » no 5 : une loi fédérale contre la surconsommation

En étant un peu attentif au quotidien, on se rend rapidement compte de la quantité de biens matériels gaspillés chaque jour dans notre société. Les exemples foisonnent. Je pense notamment aux emballages en plastique, au matériel électronique qui se démode à une vitesse éclair, aux gadgets ménagers que l’on remplace à peine endommagés, à tous les appareils consommant une énergie folle en mode stand-by, etc. Il faut à tout prix apprendre à faire mieux avec moins.

Je suis convaincu qu’il est non seulement vital, mais aussi politiquement réaliste à moyen terme, d’infléchir cette tendance. Il faut faire de la lutte contre le gaspillage de ressources et d’énergie une priorité politique, ce qui est loin d’être le cas actuellement. La loi fédérale sur la protection de l’environnement contient de nombreuses dispositions permettant de lutter contre la pollution « à la source ». Mais elle est largement incomplète et ne met pas l’accent au bon endroit, notamment sur les travers de « l’hyperconsommation ».

Ce changement de paradigme, nous le demandons avec notre initiative pour une économie verte, dont la récolte de signatures est actuellement en cours. Le texte constitutionnel proposé par l’initiative permettrait d’ancrer dans la Constitution la nécessité d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles. Les entreprises exemplaires du point de vue de la consommation de ressources seraient récompensées sur le plan économique, par exemple par la création de labels ou par des allégements fiscaux. C’est l’ensemble de l’économie qui doit préparer sa transformation. Plus elle s’y prendra tôt, mois elle aura de difficultés à affronter la pénurie annoncée de pétrole notamment.

Avec un tel cadre constitutionnel, il serait certainement nécessaire d’adopter une nouvelle législation, que j’appelle ici « loi fédérale contre la surconsommation ». Une telle loi aurait pour objectif de traquer les situations de gaspillage dans notre économie et d’en établir une typologie. Pour chaque type de gaspillage, il serait alors possible de prévoir les mesures idoines. Ici, un système de bonus-malus fiscal, là une interdiction de commercialisation, etc.

On voit dans certains cantons apparaître des initiatives allant dans ce sens. Le canton du Jura a par exemple décidé d’interdire les sachets en plastique dans les magasins. Si une telle mesure est accompagnée d’une mise à disposition de sacs « durables » en tissu, alors à l’évidence cela permet de diminuer le gaspillage de plastique sans provoquer pour autant une baisse de confort…

Il convient aussi de trouver des moyens permettant de lutter contre « l’obsolescence programmée » des produits, notamment électroniques. Un ordinateur, même s’il fonctionne encore très bien, est considéré comme obsolète après quelques petites années de vie ; toute réparation devient impossible, car le fabricant ne produit plus les pièces de rechange. Seule solution : le jeter et le remplacer par un neuf, au profit, bien entendu, du fabricant, qui peut ainsi compter sur une nouvelle marge !

Dans la grande industrie, il ne devrait aujourd’hui plus être possible de choisir des procédés voraces en ressources et en matières premières sous prétexte qu’ils sont légèrement moins onéreux. Les ressources naturelles ne sont pas gratuites non plus...

C’est un immense chantier de réflexions qui s’ouvre à nous. Cela demande du courage, de la volonté politique et un brin d’utopie…

Commentaires

attention en vous lisant on l'impression que vous êtes aussi victime d'adddiction

Écrit par : lovsmeralda | 20/10/2011

Le gaspillage n'existe que chez les autres, pas chez les Verts ou alors il ne s'agit que de Verts sans ver... gogne! Faites comme un Vert dis (ça fait rigolé tôt), pas comme font les Verts.

À Lausanne, dans les boîtes aux lettres, lors des élections communales de 2011, les Verts, à eux seuls, ont distribué une masse de papier quasi aussi importante que tous les autres partis réunis!
Si ce n'est pas du gaspillage, alors qu'est-ce?
J'aurais volontier répondu qu'il s'agit d'une dystopie ou contre-utopie, mais malheureusement il s'agit de la réalité. Une réalité qui ne date que de quelques mois! Les Verts sont comme les autres ils gaspillent du papier et ainsi, ils grapillent des voix... Et je ne parle pas de la pollution visuelle des affiches fqu'elles soient vertes, rouges, bleues, noires ou encore multicolores.

Voir:
http://peresiffleur.blog.24heures.ch/archive/2011/02/22/l-ecologie-dans-nos-campagnes-politiques.html

PS: Je vous souhaite bonne chance pour le jour J!

Écrit par : Baptiste Kapp | 21/10/2011

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