26/09/2011

J-27 : Les marchés du samedi

"Blog-notes" de campagne: http://raphael.mahaim.ch

 

Les Verts de tout le canton – comme la plupart des autres partis – tiennent des stands sur les marchés pendant toute la campagne. On ne peut jamais vraiment dire si les stands sont réellement utiles en termes électoraux. Mais ce sont des moments que j’apprécie tout particulièrement. On y fait des rencontres toujours surprenantes…

 

D’abord, le compte-rendu du week-end et le programme de la journée :

 

Le programme du jour : aujourd’hui, je rejoins les Jeunes Vert-e-s pour la dernière étape du périple à vélo « Bike to Bern » (plus de détails dans le billet de demain)

Le récit du week-end: vendredi soir, soirée d’accueil des habitants dans ma nouvelle commune de Pampigny – marché à Morges samedi matin

 

Nombre de courriels concernant la politique pendant ces trois jours : 95

Nombre de téléphones concernant la politique pendant ces trois jours : 4

Nombre d’heures consacrées à la politique pendant ces trois jours : 7

 

Les marchés du samedi

 

J’étais ce samedi matin au marché de Morges sur le stand des Verts ; samedi dernier, j’étais à Nyon ; les samedis qui viennent, je ferai un passage sur les stands de Gland, d’Orbe et Lausanne, en plus de Morges. Ces stands au marché rythment toutes les campagnes politiques du canton, et probablement du pays. Ils fonctionnent un peu comme un point de ralliement : un « carrefour » où se croisent candidats, militants et citoyens.

 

C’est toujours un travail considérable d’organiser ces stands. Il faut s’assurer que quelqu’un vienne apporter le matériel et monter la tente en début de matinée. Nous devons être suffisamment nombreux pour assurer une présence continue toute la matinée, ce qui n’est pas toujours chose aisée dans les petites villes.

 

Il faut disposer de petites choses à distribuer aux passants. Si possible chaque semaine quelque chose de différent. Samedi, nous avons par exemple distribué des tournesols, grâce à une commande groupée faite par les Verts vaudois. Parfois, ce sont des pommes bio ; parfois des stylos « Les Verts » fabriqués à partir de pièces d’ordinateur recyclées ; parfois encore des petits aimants en bois à mettre sur le frigo.

 

Et puis il y a toute la panoplie des flyers et autre documentation au sujet des Verts : les tracts de la campagne avec la présentation des candidats, les petits dépliants présentant notre mouvement et nos idées, des affichettes portant sur un objet thématique précis. Et enfin, last but not least, nous profitons de ces stands pour récolter des signatures pour nos deux initiatives en cours : l’initiative pour sortir du nucléaire et l’initiative pour une économie verte.

 

Ce que j’aime par-dessus tout au marché, ce sont les rencontres. Pendant quelques heures, on quitte l’aridité des dossiers et la « politique politicienne » pour en revenir directement aux fondements de notre engagement : le service à la collectivité, le dialogue avec la population. Il y a ces jeunes qui viennent nous voir parce qu’ils galèrent pour trouver un logement ; ces parents qui nous racontent leurs déboires pour décrocher une place dans une crèche ; cet agriculteur qui a de la peine à nouer les deux bouts ; cette retraitée qui regrette l’absence d’activités pour les aînés dans son quartier ; ce petit propriétaire qui attend depuis des mois une autorisation pour poser des panneaux solaires sur son toit.

 

Ces discussions avec « Monsieur et Madame tout le monde » sont primordiales si l’on ne veut pas s’isoler dans notre tour d’ivoire. Idéalement, il ne devrait pas y avoir besoin des stands au marché pour cultiver de telles discussions ; cela devrait couler de source, être notre pain quotidien. Mais avec nos emplois du temps surchargés et nos séances à répétition, c’est tout simplement impossible. Et il ne faut pas chercher à se voiler la face : nous vivons dans une société ultra-individualiste qui met la cohésion sociale à rude épreuve… Le marché offre une bouffée d’oxygène dans un univers étouffant.

Les commentaires sont fermés.